Une salle de danse, quatre femmes engoncées dans leur porte-jarretelle juchées sur des talons. Pas de doute, je suis bien chez Coquineries School pour un cours de strip tease très tendance : un effeuillage burlesque, bien plus second degré que le strip tease classique. Dita Von Teese n’a qu’à bien se tenir. Au menu de cette séance d’1h45 à 45 €, comment enlever ses gants et ses bas avec grâce. “C’est plus sexy en anglais”, précise Sugar Da Moore, notre professeur à la coiffure années 1950 et à la bouche écarlate, en nous distribuant les paires de bas gracieusement offertes.
Pour ma part, j’ai feint d’ignorer l’injonction d’apporter un porte-jarretelle. Une erreur de débutante. Notre Betty Page m’en a prêté un en dentelle rose, avec des coeurs. J’essaie maintenant tant bien que mal de le détacher en utilisant uniquement le pouce et l’index et sans regarder. « Le mieux pour s’entraîner, c’est de se mettre devant la télé, » conseille Sugar Da Moore.
Strip tease loufoque
J’abandonne. J’ai assez à faire avec mes bas. Surtout qu’il faut toujours “penser à son public”, répète Sugar Da Moore en nous regardant dans le miroir. Par l’avant, par l’arrière, d’abord assises sur une chaise, puis debout. Le jeu peut s’avérer périlleux. Mon bas reste accroché au plafond au moment du lancé final. Pour le côté grâcieux, c’est raté. En revanche, on touche au burlesque. D’ailleurs, comme une prémonition, avant de venir au cours, je ne faisais que répéter que j’allais m’essayer au strip tease loufoque. La difficulté réside dans le fait de retirer assez délicatement le bas afin qu’il ne lâche pas brutalement sa prise.
Après ça, les gants devraient être un jeu d’enfant. Mais qui aurait cru qu’il y avait tant de façons de les ôter. Avec les dents, passe encore. Mais avec les cuisses! On coince le bout des doigts entre les cuisses, et…”Plus loin dans le triangle des Bermudes!” intervient Sugar Da Moore.
Le cours se termine par une chorégraphie avec boas, histoire de mettre en application. Départ “pose pine up”, assise de trois quart, sur les pointes. Musique de cabaret. Tout va beaucoup trop vite. On se mordille la lèvre pour faire plus sexy. Mais il n’y a bien que Sugar Da Moore qui a l’air d’être entrée dans son personnage. Les boas y ont laissé des plumes. Ils ne sont pas les seuls.
Mon premier cours avec Sugar Da Moor
Par Aurore Lartigue et Marion Liautaud.
Sugar Da Moore a ouvert sa propre école d’effeuillage burlesque fin septembre. Mais avant d’être professeur, elle est elle-même effeuilleuse burlesque.
Le burlesque, c’est tendance ?
Oui, en France, on voit encore peu d’effeuillage burlesque. Mais aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, ça tend à se démocratiser.

Le burlesque et vous, ça fait longtemps ?
Cela fait un an que je suis effeuilleuse professionnelle. Mais je m’intéresse au burlesque depuis quatre ans. Et j’ai toujours voulu faire de la danse professionnelle. Depuis que je suis enfant.
Quels sont vos modèles, Dita Von Teese ?
J’aime la liberté. Je ne veux pas, comme elle, être en robe du soir à 8h du matin. Je suis trop paresseuse. J’aime le processus de transformation quand je me produis. Mais, au quotidien, être obligée de me ponponner pour sortir, non. Moi, mes modèles ce sont plutôt Miss Piggy, le personnage du Muppet-show, qui a un fort caractère. Et les Claudettes.
Qu’est-ce que le burlesque a de plus que le strip tease classique ?
C’est différent. L’univers rétro, glamour. Dans le strip tease, les danseuses ont toute le même look, les mêmes codes. Le burlesque me permet d’être libre de faire ce que je veux. De raconter une histoire. Et dans le burlesque, on ne finit pas nue. Au maximum, en string et pasties (cache-têtons). Et encore, pas pendant les cours.
Mais le but reste toujours de séduire ?
Il y a toujours le désir de séduction. Mais l’idée avec le burlesque, c’est de réinventer la séduction et de séduire d’une autre manière. Au lieu de séduire avec un strip tease racoleur, le burlesque surprend le public. Il faut savoir capter l’audience. Ca passe par la démarche et le contact visuel. Tout l’intérêt réside dans la manière dont on enlève ses vêtements. Pas seulement dans le fait de se retrouver quasiment nue.
Justement, c’est qui le public du burlesque ?
Contrairement au strip tease classique, on voit des gens de tous les âges et de tous les univers. Quand on présente quelque chose d’original, ça plaît.
Et qui vient prendre des cours ?
Je vois des femmes de tous âges et de toutes corpulences. On travaille beaucoup sur le corps. Aujourd’hui les gens n’ont plus l’habitude de se toucher, à part pour se laver. Ce cours est un peu thérapeutique. Il s’agit de dédramatiser le corps de manière théâtrale, par des poses, des chorégraphies, des expressions.
Où avez-vous appris ?
J’ai pris des cours à New-York et avec une effeuilleuse burlesque française à Seattle. Et puis je pratiquais la danse depuis longtemps.
Vous vous produisez bientôt à Paris ?
Je prépare un spectacle pour le 2e trimestre 2010, qui devrait s’appeler « Coquineries show ».
Son Myspace.
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Qui veut des sextoys à Noël?
Vous, votre femme, votre mère? Ca tombe bien, le site sexyprive.com distribue pour 50 000 euros de “kits sexy”. A l’intérieur, un string rose Cœur-Amour, un préservatif, un sextoy : vibromasseur, menottes, boules de geisha… Et un bonnet de Noël. Pour ceux qui aiment à faire varier leurs scénarios coquins au gré des saisons. Rendez-vous est pris pour le samedi 12 décembre, de 15h à 19h. Le lieu de la n’est pas encore connu. Il y a 15 jours, une distribution d’argent avait dû être annulée.
Espérons que cette fois, l’opération marketing ne tourne pas à l’émeute.
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Tags:sextoy
Culotté le docu !
Comment cherche-t-on (et trouve-t-on) le plaisir à travers le monde ? C’est l’objet du premier volet de Sex in the World diffusé le mardi 3 novembre sur Paris Première. Partir à la découverte d’un des plaisirs les plus universel du monde : le sexe. Dans « A la recherche du plaisir », on apprend qu’en la matière l’imagination dépasse parfois les bornes de la bienséances.
Le documentaire se lance dans cette quête à corps perdu. Le voyage débute en Inde. Jamais on n’a vu une classe aussi attentive. Il faut dire que l’intitulé du cours a de quoi séduire : « Better sex ». Et qu’il s’agit de travaux pratiques. Les participants ont le droit de toucher une vulve en plastique… Ici, on reprend les fondamentaux.
Mais certains ont déjà pris de l’avance. Aux Etats-Unis, dans les films porno, on remplace le partenaires par de terrifiantes « machines à baiser ». Plus écolo, d’autres se frottent aux arbres pour parvenir à l’orgasme durable. Certains regretteront que la série n’ait ni queue ni tête. Hormis une exploration frénétiques et tous azimut des codes qui régissent la sexualité aux quatre coins du monde. Pour ne pas déflorer le propos, révélons seulement qu’en la matière, la liberté n’est pas forcément où on l’attend.
Sex in the World ne suggère rien. Il montre tout. Sans pudibonderie. Comme cette femme à San Francisco, qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour prouver à ses patients que l’impuissance n’est pas une fatalité.
Mais attention, le cru se découvre avec classe. Peut-être parce que la série est produite et réalisée par deux femmes, Raphaele Benisty et Ladybirds. Même la scène de Japonais s’adonnant à des plaisirs scatologiques garde une certaine élégance. Pourtant, si le documentaire nous épargne les images, la bande son se charge de nous aider à comprendre. Sobre et léger, le ton de la voix off empêche le documentaire de sombrer dans la vulgarité.
Le road movie haletant, quoique bien léché, donne parfois l’impression de ne faire qu’effleurer les sujets. La suite de petites saynètes constitue autant de perles qui mériteraient un reportage entier. Mais après tout, quoi de plus excitant qu’un brin de frustration ?
55 min
Interdit aux – de 16 ans
2/4 A la recherche de l’autre : mardi 17 novembre à 00h55
3/4 Les recettes du plaisir : samedi 21 novembre à 23h 15
4/4 Le sexe autrement : mardi 24 novembre à 23h
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Tags:docu
Attendez, on se calme… Seulement les filles. Le site SecondSexe.com a lancé le 5 novembre un concours de fantasme. A la clé : la possibité de réaliser son fameux fantasme. Mais attention, pas d’histoire sans queue ni tête. Mais plutôt d’exhiber de façon littéraire son fantasme le plus fou.
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Tags:Fantasme, Filles
Le Journal du hard fête son anniversaire samedi. A Lire sur Les Inrocks.com.

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Tags:Porno
Longtemps cloisonnée au seul business de la pornographie, l’industrie du sexe investit les terrains de la culture, de l’événementiel et des médias. Décomplexée, en passe de devenir un loisir comme un autre, la sexualité serait-elle en train de se réinventer ? Parcours guidé sur Le Figaro.fr Madame. En tout bien tout honneur.
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Fellation et chauves-souris
Un article renversant. A lire sur L’empire des sciences.
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Carte verte pour le sida
“Souffrez-vous d’une maladie transmissible?” Si vous répondez “oui” à la première question du fameux formulaire vert indispensable pour entrer aux Etats-Unis. Parce que vous êtes porteur du virus sida ou de la varicelle, vous êtes indésirable sur le sol américain. Repassez plus tard, principe de précaution oblige.

Plus pour longtemps. Obama a décidé d’amender la question. En vertu de la prorogation de loi dite Ryan White VIH/sida signée aujourd’hui par Barack Obama, les personnes séropositives étrangères seront effectivement et au plus tard le 1er janvier 2010, exclues de ce champ discriminatoire. Le président des Etats-Unis met ainsi fin à une législation vieille de 22 ans.
C’est en effet en 1987, que l’administration Reagan avait édicté ce refus de territoire aux personnes porteuses du VIH, considérant le virus comme une menace pour le pays. Cette décision était “fondée sur la peur plutôt que sur les faits”, a déploré vendredi l’actuel président américain, relevant que son pays, qui compte un million de personnes contaminées, ne pouvait prétendre “faire disparaître le stigmate que représente cette maladie, (en traitant) comme une menace ceux qui vivent avec et qui nous rendent visite”.
On ne peut pas dire que les Etats-Unis s’étaient vantés de cette discrimination. Mais ils sont loin d’être les seuls à faire preuve de tant de prudence. En 2003, l’association Act Up avait publié un Tour du monde des discriminations liées au VIH. Le constat était peu reluisant. Une vingtaine de pays soumettaient l’entrée sur leur territoire à un test de dépistage négatif. Ou en refusaient tout bonnement l’accès aux personnes porteuses du VIH. Espérons que certains certains pays décideront d’imiter les Etats-Unis.
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Tags:Etats-Unis, Sida
Rozana al-Yami, journaliste saoudienne, a été condamnée à 60 coups de fouets. Sa faute? Avoir travaillé pour une chaîne de télé qui a laissé parler de sexe dans un talk-show.
Lire la suite sur Planète Campus.
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Tags:fouet, Télé
Un manga pour les nanas

Le Japon est à la mode, les mangas aussi. Le manga érotique ne se démode jamais.
Maka-Maka, c’est un peu Martine à la plage. Sauf que là, Martine (Jun) a une copine, Nini. Et qu’elles ne se contentent pas seulement d’aller à la plage. A part ça, le propos n’est guère plus profond. Apporté en 2008 au label Série B de Delcourt par Olivier Vatine, Maka-Maka est un manga érotique, un ecchi. Lesbien qui plus est.
Alors, l’auteur Kishi Torajiro, ne craint pas d’éculer un peu plus quelques clichés. Bien sûr Jun est étudiante, et Nini, créatrice de mode. Et évidemment, ce sont deux jeunes femmes très très libérées. C’est d’ailleurs ce que veut dire le titre Maka-Maka, qui désigne deux personnes engagées dans une relation libertine. Et on ne peut pas dire qu’il y ait tromperie sur la marchandise. Nini et Jun sont tellement libérées, qu’elles aiment aussi les garçons. Mais, alors que les scènes d’érotisme entre filles sont joyeuses et sensuelles, et que les deux complices en profitent pour discuter de leurs joies et de leurs peines, les rapports sexuels avec les hommes prennent souvent un tour douloureux, forcé et à la limite du ridicule.
Et si, Maka-Maka n’était que ce qu’il veut être ? Un manga érotique bon enfant. La trame est pauvre, voire inexistante. Mais chaque chapitre est une petite histoire. Le dessin prend le parti du réalisme grâce à la couleur qui donne du relief aux image. Et l’auteur a le bon goût de ne verser ni dans la pudibonderie, ni dans le cru gynécologique.
Alors, sans doute, les aficionados aimeront, les autres pas. Le manga n’est pas interdit aux mineurs. De toute façon, les ados, eux, se jetteront dessus.


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Tags:Filles, Manga




